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 Carnaval de Venise.

Le Plus beau carnaval au monde.

Voyager et découvrir Venise.
Nous remercions le site http://www.baronbaron.com de nous avoir autorisé à reprendre les informations de leur site.

 
 


Peut-on encore parler de Venise?

L’exercice est difficile, surtout lorsque l’on se place sous la bannière des “voyages non traditionnels”. Venise relève du mythe, du fantasme, voire de la caricature, et ce n’est pas nouveau. Venise est, depuis son existence, une exception. Une cité état née de la mer, une plaque tournante entre l’orient et l’occident, elle a fait sa fortune du commerce maritime. Fille de l’Europe et de Byzance, Venise est aujourd’hui menacée de disparaître sous les flots, du fait du rechauffement de la planète.

Venise est d’ailleurs une ruine. Ses façades sont décrépies et moisies. Elles semblent sur le point de s’écrouler. Il faut circuler la nuit, à travers les canaux obscurs. C’est glauque et angoissant, c’est cette ambiance de mystère et de mort qui plane dans les albums de Corto Maltese.

Mais Venise c’est aussi la vitalité, les couleurs, le linge qui pend entre les maisons, et la lumière.

 

- venise dans la modernité -

Rares sont les promeneurs qui sur Campo Manin, à mi-chemin entre le Rialto et l’Accademia, s’émeuvent face à la Cassa di Risparmio (Caisse d’Epargne), un des seuls immeubles modernes de Venise, construit par Luigi Nervi (auteur de la célèbre tour Pirelli de Milan) et Angelo Scattolin à la fin des années 1960. C’est pourtant rafraîchissant de se replonger dans les joints de béton et d’acier, après toutes ces vieilles pierres.
En revanche, au Musée Peggy Guggenheim, c’est la foule, preuve qu’en matière de modernité les arts plastiques sont plus populaires que l’architecture.
Il faut dire que la collection amassée par cette richissime américaine a de quoi séduire:

Des grands noms, des grandes oeuvres, avec un extraordinaire noyau surréaliste. Peggy Guggenheim fut l’épouse de Max Ernst et autour de celui se regroupent René Magritte avec son Empire des Lumières, sans doute la toile la plus populaire de la collection, Joan Miro avec son Intérieur Hollandais inspiré de Jan Steen (5), Paul Klee, Victor Brauner, Giorgio de Chirico. La collection regroupe les grands mouvements de l’avant guerre (Cubisme, Futurisme, Abstraction) et des grandes toiles de l’Ecole de New York (Jackson Pollock, Willem de Kooning et Mark Rothko aux couleurs sublimes).
Le Guggenheim Venice est devenu, loin s’en faut une grande attraction touristique de Venise


Il n’est pourtant pas ce que la ville a de plus significatif en matière de création contemporaine.
D’abord parce que ses collections s’arrêtent aux années 1960, et, surtout parce que Venise est à l’origine d’une des manifestations artistiques les plus importantes du monde: La Biennale (photo ci-dessus: intérieur du pavillon du Brésil). Créée en 1895 dans le but de redonner à la ville une impulsion culturelle, la Biennale est devenue, au fil des ans, une vitrine mondiale de la création artistique internationale. Son concept a initié une multitude d’autres biennales à travers le monde, de Sao Paulo à Séoul en passant par Dakar, Istanbul et La Havane.
Mais la Biennale de Venise a gardé, malgré ses hauts et ses bas, sa suprématie et son prestige. Elle se déroule les années impaires pour les arts plastiques et les années paires pour l’architecture.
“A une époque d’industrialisation de l’art où se multiplient les shows internationaux, les biennales et les foires, on peut se demander ce qui fait encore la crédibilité et la spécificité de Venise. Tout d’abord, évidement, la démesure de son décor, la splendeur décadente de la ville, mais aussi son côté “show off”, les rumeurs et les fêtes, l’invasion soudaine de milliers de gens en noir décidés à ne rien manquer de ce parcours titanesque. La sensation étrange d’assister aux derniers moments d’un monde qui se partage entre les vestiges post-coloniaux et l’envie de modernité.
Venise est l’endroit qui spectacularise cette tension entre l’ancien et le nouveau, et qui traverse, immobile, les crises et les failles historiques.”
Stéphanie Moisdon-Tremblay, “Eloge de la Différence”, Beaux-Arts magazine, 229, juin 2003.

Les pays participants présentent leurs sélections dans des pavillons nationaux construits dans les Giardini Publicci à Castello.
Quelle promenade, en fin d’après midi, dans ces lieux, qui, en dehors des périodes d’expositions, ces réceptacles vides sont laissés dans un état d’abandon et sont envahis par la végétation comme les temples de Tikal ou d’Angkor!
Même en modernité on revient à une idée de la ruine ou se côtoient les styles, du néoclassicisme des plus anciens pavillons, comme celui de la France, à des choses postmodernes très audacieuses, comme le pavillon coréen conçu en 1994 par le cabinet Seok Chul Kim & Associates.
Et de revoir les grands classiques de l’architecture du XXe siècle: Alvar Aalto pour un pavillon Finlandais en lignes horizontales, Gerrit Rietveld pour un pavillon hollandais en épure. Et puis, l’Autriche avec une superbe façade striée de Joseph Hoffmann (le bâtiment fut rénové par Hans Hollein).

Et, évidement, l’architecte contemporain dont le nom est le plus attaché à Venise: Carlo Scarpa. Scarpa qui a signé l’étrange pavillon d’Electa (éditions qui publient le catalogue) en forme de bateau et le pavillon du Venezuela.
Carlo Scarpa qui est aussi présent dans un autre lieu de la ville, le Musée Querini Stampalia (ci-desssus). Scarpa est intervenu dans le réaménagement de ce palais dont les étages abritent des collections d’art baroque.
Il a redessiné les salles du rez de chaussée, qui étaient l’ancienne entrée principale coté canal. Scarpa, architecte et décorateur, a su jouer avec le béton, le bois, les métaux et les éclairages, de manière à inventer des lieux qui se visitent pour eux-mêmes. Le jardin (photo ci-dessous), à l’arrière, est aussi un petit bijou. Scarpa l’a séparé du café par un mur ajouré qui fait office de fontaine.
Ses créations, discrètes face aux grands monuments de la ville, attestent de la persistance du génie artistique de Venise.

Un nouvel acte dans cette histoire contemporaine de l'art à Venise s'est joué avec la décision du milliardaire François Pinault d'installer ici sa collection d'art contemporain après avoir renoncé à son projet culturalo immobilier de l'île Seguin, près de Paris. L'architecte japonais Tadao Ando, lauréat du concours d'alors, a été chargé de réaménager l'intérieur du Palazzo Grassi, qui avait servi de cadre à de nombreuses expositions de prestiges parrainées par la firme Fiat.
Depuis avril 2006, la collection est montrée par fragments, le temps d'expositions temporaires qui ont fait grand bruit.

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Source : http://www.baronbaron.com/italie/venise.html - http://www.baronbaron.com

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